Maison Violet parfum Second Empire « A la Reine des Abeilles » rare document

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Description

Maison Violet parfum Second Empire          « A la Reine des Abeilles » rare document

Grande Lithographie en couleur représentant au recto la Manufacture de parfumerie Violet à Saint-Denis sous le Second Empire au verso une gravure de Stern vantant les qualités de la Maison Violet avec les mentions de sa marque de fabrique « A la Reine des Abeille » , de ses distributeurs et faisant état de ses réalisations ainsi que des cours d’Europe dont il est le fournisseur, dont l’Impératrice Eugénie dont l’abeille est le symbole impérial.

Document recto verso de 50 X 34 cm, gravure en couleur de 40 X 28 cm, gravure de Stern : 30 X 24 cm.

Petites déchirures mineures dans les marges, sinon excellent état.

Très rare document faisant état du savoir faire français en matière de parfumerie et de luxe. La Maison Violet « A la Reine des Abeilles » vient de renaître grâce à trois associés qui ont relancé cette marque prestigieuse qui a fait la gloire de la France à travers le monde.

Pour en savoir plus sur la Maison Violet : maisonviolet.com

La Reine des abeilles
Publicité sur l’usine Violet de Saint-Denis (L’Univers illustré).

Lors de l’exposition universelle de 1855, « Allard et Claye – Maison Violet » montre une gamme étendue de produits innovants : savon au jasmin d’Espagne et à la graisse d’ours, pastilles à brûler pour les appartements, pommades au rhum, essences d’odeurs pour les mouchoirs, Crème de la Duchesse pour les cheveux, essences Jockey Club, crème Pompadour pour effacer les rides… En 1858, la boutique s’appelle désormais « À la Reine des abeilles – Maison Violet ». Elle lance le Savon Royal de Thridace au suc de laitue et au miel, qui va devenir son produit le plus célèbre. L’exposition universelle de 1867 distingue particulièrement Louis Claye, le directeur de la maison Violet. L’année suivante, Jules Chéret dessine les emballages et la campagne publicitaire. New York est à son tour conquise, un dépositaire Violet y ouvrant ses portes sur Nassau Street, ainsi que Saint-Pétersbourg.

Claye est un inventeur très doué pour faire connaître ses produits. En 1861, il publie Les Talismans de la beauté, petit traité de cosmétique où il se présente en modeste industriel soucieux de bien être et du soin du corps, façon habile d’associer son expertise à toute la gamme Violet et de viser une clientèle plus chic afin d’asseoir sa marque sur ses recherches. Il réitère en 1865 en publiant cette fois Culture des fleurs. Fabrication des parfums en Portugal et dans ses colonies. Avenir de cette industrie dans ce royaume, tout en commençant à s’intéresser aux parfums de synthèse. Habile commerçant et communicant, ouvert aux progrès de la chimie, il sera élu président du Syndicat de la parfumerie française.

En 1868, la maison Violet ouvre en grande pompe une boutique de prestige qui occupe les cinq arcades de la rotonde du Grand Hôtel, au 12 boulevard des Capucines, à l’angle de la rue Scribe. L’Univers illustré et L’Illustration s’en font l’écho :

« Qui ne connaît pas la maison Violet ? Ses produits portant la Reine des abeilles pour marque de fabrique, par leur supériorité incontestable, ont conquis dans le monde entier leur droit de cité. M. Claye a installé splendidement des salons de vente ouverts à la clientèle de tout ce que Paris renferme de jolies femmes. Non pas que M. Claye, oubliant un passé glorieux, déserte le vieil établissement qui a été le berceau de la maison Violet ; où s’est fondée sa grande réputation ; où s’est faite sa fortune non moins grande ! Non, certes, la maison de la rue Saint-Denis, 317, n’a pas disparu et ne disparaîtra pas. Elle est affectée à la vente en gros pour la province et l’exportation. Mais la maison Violet se devait à elle-même de se mettre à la hauteur du luxe du jour, et c’est pourquoi elle a ouvert ses salons de vente de la rue Scribe. C’est là que toutes les beautés qui aspirent à la couronne, qui tiennent à conserver l’empire une fois conquis, ou à le ressaisir s’il est ébranlé, vont chercher des armes, lorsque d’avance elles veulent être sûres de vaincre. Parfums, savons de Thridace, fards, l’arsenal est complet et rien n’y manque, pas même l’éventail qui est un sceptre. […] Il y a deux boudoirs qui valent la peine qu’on en parle. L’un c’est un parterre, un jardin, jardin d’Armide. Il est réservé aux bouquets, aux parfums. On l’appelle le Boudoir des fleurs. L’autre, c’est la chambre magique. Quand vous pénétrez dans cette chambre mystérieuse, le visage défait, le front plissé, les lèvres pâles, vous en sortirez presque aussitôt blanche, rose, le front uni, les yeux mutins et les lèvres vermeilles ; c’est le boudoir à surprise. »

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